
Cette semaine, je me suis perdu. Égaré ou perdu ? Quel est le mot juste ?
Perdu signifierait que je ne sais pas où je vais…
J’ai simplement voulu tracer mon chemin, le long du Lot jusqu’à Cajarc, puis en évitant Cahors… en esquivant la montée à Lauzerte…
Je me suis doublement Égaré. Je me suis isolé, recroquevillé. Mes yeux se sont fermés aux rencontres, mes oreilles ont boudé la litanie des histoires du chemin.

Je me suis égaré… mais je me suis retrouvé. Ce cheminement, seul, hors GR, en silence à eu des vertus insoupçonnées.
A-t-on besoin de tous marcher à la queue leu leu sur des voies tracées. À quoi servent ces voies qui canalisent notre mouvement ?
À faciliter les rencontres, chemin de convergence ? À aider ceux qui doutent de leurs capacités ?
Possible, mais elles peuvent nous emprisonner dans une unique façon d’avancer, de voir la vie.
Ce nouveau pas de côté m’aide à mettre en perspective ce carcan social, sociologique dans lequel je baigne, teinté de morale, d’engagements et de contraintes.
Dans notre vie qu’elle balise, cette amicale et sourde pression du groupe, nous fait suivre d’une vie toute tracée… pour une même destination, en fin de compte.
Dans ce chemin de Compostelle, fabriqué et labelisé, peu de passages sont historiquement avérés.

Les pèlerins du moyen âge traçaient leur chemin en s’aidant des ponts, en s’abritant parfois dans des hostelleries… mais en cheminant ensuite, chacun selon sa volonté… ou son courage. Évitant, ça et là, brigands et pentes trop rudes.
Cette semaine, je me suis retrouvé, traçant ma vie tous les matins.
Ultreia !
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voilà, petit à petit, tu retrouves ton chemin…..vas y doucement mais sûrement. Attention aux embûches….