Je renonce, je suis content

Le Simard – Lajoux – La Mignate, 18 km

Le soleil est une nouvelle fois au rendez-vous, un air de vacances flotte sur la GTV… je goûte chaque jour le plaisir d’ouvrir la porte de ma tente sur le grand blanc. Tout va pour le mieux, pourtant arrivé à Lajoux, je décide de faire demi-tour.

En revenant sur mes pas je ressens soudain un vif regain d’énergie, une joie. Pour la première fois de ma vie j’ai renoncé.

Je pourrais mettre ce demi-tour sur le manque de neige et la volonté de pouvoir retourner à mon point de départ par moi-même, en raquettes, ce qui est vrai… mais à vous je peux le dire. Je ne suis pas assez bien préparé pour une double GTV. Manque de préparation physique et matérielle.

Avoir hésité jusqu’au bout entre sac à dos et pulka, m’a fait emporter trop de poids.

L’absence de neige dans le Vercors m’a privé de l’entraînement raquettes prévu.

Allez, il me reste deux jours pour savourer.
J’avance d’un bon pas, mais assez vite la fatigue revient. Dans les côtes, je ressemble plus à un vieux camion peinant sur la voie des véhicules lents qu’à une berline allemande rutilante.

À la ruine de la Mignate, je cale littéralement, impossible de faire un pas de plus alors que j’avais repéré un petit col sympa, abrité dans les sapins.

Un petit replat me tend les bras. Il est 15 heures. Je monte le camp.

De nouveau le rituel de la plate-forme, je m’applique à faire un grand rectangle, ma terrasse. Je monte la tente, déballe mon duvet pour qu’il sèche, je fais fondre la neige… je fais ma petite vie quoi.

Un jeune couple en ballade s’arrête et me souhaite une bonne nuit. Elle sera bonne en effet. On prend un moment pour parler bivouac, je fais visiter mes appartements tel un agent immobilier ventant l’espace, l’exposition, les commodités.

Puis je me retrouve seul dans mon duvet pour ce qui devrait être ma dernière nuit. 20 km me séparent encore de Giron. C’est plutôt descendant. Avec l’appel du confort, ça devrait le faire.

Tout dépendra de la pluie. Elle est annoncée cette nuit et devrait s’arrêter vers 10 h 00 demain. Si c’est le cas… il me faudra 2 jours pour rentrer car je n’ai aucune envie de plier sous la pluie.

Poulet Tika Massala déshydraté quelques pâtes de fruits achèvent de me contenter.

La nuit vient de tomber sur cette immensité. Je me rêve en Saint-Exupery dans le désert. Le petit prince vient me rendre visite, nuit poétique.



Le Simard – Lajoux – La Mignate, 18 km

Le soleil est une nouvelle fois au rendez-vous, un air de vacances flotte sur la GTV… je goûte chaque jour le plaisir d’ouvrir la porte de ma tente sur le grand blanc. Tout va pour le mieux, pourtant arrivé à Lajoux, je décide de faire demi-tour.

En revenant sur mes pas je ressens soudain un vif regain d’énergie, une joie. Pour la première fois de ma vie j’ai renoncé. 

Je pourrais mettre ce demi-tour sur le manque de neige et la volonté de pouvoir retourner à mon point de départ par moi-même, en raquettes, ce qui est vrai… mais à vous je peux le dire. Je ne suis pas assez bien préparé pour une double GTV. Manque de préparation physique et matérielle. 

Avoir hésité jusqu’au bout entre sac à dos et pulka, m’a fait emporter trop de poids. 

L’absence de neige dans le Vercors m’a privé de l’entraînement raquettes prévu.

Allez, il me reste deux jours pour savourer. 

J’avance d’un bon pas, mais assez vite la fatigue revient. Dans les côtes, je ressemble plus à un vieux camion peinant sur la voie des véhicules lents qu’à une berline allemande rutilante. 

À la ruine de la Mignate, je cale littéralement, impossible de faire un pas de plus alors que j’avais repéré un petit col sympa, abrité dans les sapins. 

Un petit replat me tend les bras. Il est 15 heures. Je monte le camp.

De nouveau le rituel de la plate-forme, je m’applique à faire un grand rectangle, ma terrasse. Je monte la tente, déballe mon duvet pour qu’il sèche, je fais fondre la neige… je fais ma petite vie quoi. 

Un jeune couple en ballade s’arrête et me souhaite une bonne nuit. Elle sera bonne en effet. On prend un moment pour parler bivouac, je fais visiter mes appartements tel un agent immobilier ventant l’espace, l’exposition, les commodités.

Puis je me retrouve seul dans mon duvet pour ce qui devrait être ma dernière nuit. 20 km me séparent encore de Giron. C’est plutôt descendant. Avec l’appel du confort, ça devrait le faire.

Tout dépendra de la pluie. Elle est annoncée cette nuit et devrait s’arrêter vers 10 h 00 demain. Si c’est le cas… il me faudra 2 jours pour rentrer car je n’ai aucune envie de plier sous la pluie.

Poulet Tika Massala déshydraté quelques pâtes de fruits achèvent de me contenter. 

La nuit vient de tomber sur cette immensité. Je me rêve en Saint-Exupery dans le désert. Le petit prince vient me rendre visite, nuit poétique.

Le grand nord, la fin

La Mignate -Giron, 20 km

7 h 00, il fait toujours sombre… les nuages noirs décalent le levé du jour.

Il n’a pas plu. La météo In Reach me confirme le début des précipitations pour 15 h 00.

Je plie et me mets en route pousser par la joie de retrouver un peu de confort et la motivation d’éviter la pluie. 

Je traverse de nouveau mes vastes forêts du grand nord. Magnifique ! D’autant plus qu’avancer en descente est jouissif, les kilomètres défilent à vive allure.

10 h 00, je passe à La Pesse sans vraiment reconnaître les lieux. Je fais de la raquette sur herbe. Un bout de route et me voilà de nouveau raquettes au pieds pour le final direction Giron. 

La pluie est un peu en avance… et c’est armé de ma veste de pluie que je rejoins le village.

Je suis heureux d’avoir pu vivre ces 4 jours en totale autonomie, heureux d’avoir redécouvert que pour voyager loin, il faut voyager léger.

Retour à la maison

La Mignate  – Giron, 20 km

7 h 00, il fait toujours sombre… les nuages noirs décalent le levé du jour.

Il n’a pas plu. La météo In Reach me confirme le début des précipitations pour 15 h 00.

Je plie et me mets en route pousser par la joie de retrouver un peu de confort et la motivation d’éviter la pluie.

Je traverse de nouveau mes vastes forêts du grand nord. Magnifique ! D’autant plus qu’avancer en descente est jouissif, les kilomètres défilent à vive allure.

10 h 00, je passe à La Pesse sans vraiment reconnaître les lieux. Je fais de la raquette sur herbe. Un bout de route et me voilà de nouveau raquettes aux pieds pour le final direction Giron.

La pluie est un peu en avance… et c’est armé de ma veste de pluie que je rejoins le village,

heureux d’avoir pu vivre ces 4 jours en totale autonomie, heureux d’avoir redécouvert que pour voyager loin, il faut voyager léger.

À bientôt


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6 commentaires sur « Je renonce, je suis content »

  1. Bravo Christophe,
    une jolie échappée, à ta mesure.
    Va voir le chant des forets au cinéma, histoire e replonger dans cette ambiance.
    TU continues à me faire rêver.
    bises
    annie (ta cousine)

  2. en hiver tout prend des dimensions hors norme, surtout l’effort physique… le poids du matériel et la fatigue naturelle hivernale ne sont pas propices aux efforts de ce type. bravo d’avoir déjà réalisé cette belle randonnée… nous n’en serions pas capables… bravo!

Commentaires fermés

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